Dessine-moi un conflit : l’Ukraine

Le 15 mai 2018, Vladimir Poutine, locataire de longue durée du Kremlin, inaugurait en grande pompe un nouveau pont. Pas n’importe lequel : un pont rêvé par les Tsars, reliant la Russie à la Crimée. Cet ouvrage, construit en un temps record, est un titan de fer surplombant le détroit de Kertch : il fait plus de 18 kilomètres, ce qui le classe comme le plus long pont sur le continent européen. Mais cet ouvrage, plus qu’être imposant, a une symbolique forte car il entérine l’annexion de la Crimée. Ce territoire anciennement ukrainien est encore aujourd’hui source de tension entre le Kremlin et le reste du monde, d’autant plus que le Donbass (région industrialisée de l’est de l’Ukraine) est toujours en guerre. Les séparatistes, scindés en deux Républiques populaires (celle de Donetsk et celle de Lougansk) sont proches de Moscou et dirigent la région au grè du pouvoir de Kiev. Après 4 années, le conflit et les tensions demeurent, les balles continuent de siffler, le tout aux portes de l’Europe.

Les origines :

Depuis des siècles, l’Ukraine est une terre de conquête. Tantôt austro-hongroise, tantôt soumise à l’empire tsariste russe, Kiev a connu plusieurs souverains. Après une courte période d’indépendance de 1917 à 1922, elle est intégrée à l’empire tentaculaire soviétique. Puis de 1941 à 1944, avec les conquêtes nazies, le pays est fortement touché par la Shoah et la guerre. À la libération par les Soviétiques en 1943, le bilan est lourd : 8 millions de morts ukrainiennes. Cependant l’ère soviétique n’a pas été non plus une période de calme : le pays a été touché par des famines et des purges staliniennes tout au long de la deuxième partie du XXème siècle, et ce jusqu’à la dislocation de l’empire soviétique. L’Ukraine proclame son indépendance le 24 août 1991. Elle est constitutionnelle, mais le gouvernement en place est, tout au long des années 90 jusqu’à début 2000, souvent décrié comme trop proche de la Russie, sous les présidences des deux Leonid (Kravtchouk de 1991 à 1994, puis Koutchma de 1994 à 2005). Sous leurs règnes, l’Ukraine est dirigée par des apparatchiks russes, et donc se lie d’amitié avec le Kremlin, premier partenaire économique du pays à cette période.
En 2004, le premier ministre Viktor Ianoukovitch se présente à la présidentielle sous l’étiquette du parti ouvertement régionaliste et prorusse : « Nos régions ». Il remporte l’élection. Cependant les soupçons de fraude sont très forts, et la révolution orange se déclenche, menée par le candidat perdant du second tour : Viktor Iouchtchenko.

img_0369À Gauche : Viktor Iouchtchenko, À droite : Ioulia Tymochenko

Plus d’un million d’Ukrainiens se réunissent dans les grandes villes du pays pour manifester contre les résultats de ce second tour. Autour de Iouchtchenko et son alliée Ioulia Tymochenko, des rêves d’Europe rassemblent, le tout financé par des milliardaires ukrainiens ainsi que des gouvernements occidentaux tels que les États-Unis. La jeunesse ukrainienne rêve de libéralisme et scande son désir de mettre fin à l’Ukraine dépendante de la Russie.

Des semaines de révolte et de désobéissance civile plus tard, la Cour suprême ukrainienne annule ce second tour. Puis les enquêtes et les rapports commencent à montrer que le second tour (le premier des deux) était bien truqué, par Ianoukovitch ainsi que par le clan de Donetsk, rempli de riches oligarques, comme le montre le rapport de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le résultat de l’élection est sans appel, Viktor Iouchtchenko est élu, la révolution orange est une victoire pour lui, cependant la fracture entre l’Ukraine européenne et l’Ukraine russe se dessine, d’est en ouest.

img_0362Part de la population ayant voté pour Iouchtchenko en 2004. Plus haut score en orange (supérieur à 50%) et plus bas score en bleu (inférieur à 50%).

Viktor Iouchtchenko est donc le nouvel homme fort ukrainien de 2004 à 2010. Il libéralise le pays, se rapproche de l’Europe en faisant rentrer l’Ukraine dans les négociations du partenariat oriental. L’Union européenne veut se rapprocher des anciens pays communistes en promulguant une nouvelle zone de libre-échange. Les tractations commencent en 2009, après que des politiques économiques aient conduit le pays à plus commercer avec l’Europe que la Russie. Cependant avec la crise économique mondiale de 2008, couplée à une mauvaise gestion de l’économie et à un parlement bloqué par l’opposition ; Iouchtchenko est battu aux élections présidentielles de 2010.

Son opposant, Viktor Ianoukovitch, devient à son tour l’homme fort du pays dès 2010. Avec son parti (Nos régions), il rapproche de nouveau le pays avec le voisin russe. Il met les efforts de libéralisation et de rapprochement avec l’Europe au placard. Alors que l’administration précédente avait fait entrer le pays dans les négociations du pacte oriental, Ianoukovitch préfère entamer d’autres tractations, celle d’une zone d’union douanière et d’avantages commerciaux avec la Russie et d’anciennes républiques soviétiques (Biélorussie, Kazakstan, etc.).

En novembre 2013, Ianoukovitch refuse de signer l’accord d’association avec l’Union européenne, ce qui provoque la rage de plus d’un demi-million de Kieviens. La révolution de février 2014 est en marche, le tout concentré autour d’une place : la place de l’Indépendance, ou place Maïdan. Le mouvement Euromaïdan est né.

Le mouvement Euromaïdan et l’éclosion du conflit

Le 21 novembre au soir, la place de l’indépendance est occupée, principalement par des étudiants et la jeunesse de Kiev. Les drapeaux européens et ukrainiens se côtoient et très rapidement le pouvoir de Ianoukovitch commence à vouloir réprimer la contestation. Comme pendant la nuit du 29 au 30 novembre où plus de 10 000 manifestants sont délogés violemment. Au courant du mois de décembre, la place est toujours occupée, les bâtiments gouvernementaux le sont aussi, que ce soit à Kiev ou dans de nombreuses villes du pays. Un des points culminants sera le 31 décembre où plus de 200 000 manifestants fêteront la nouvelle année dans le froid. Les manifestations se font de plus en plus grandes et régulières, les statues de Lénine et tout autre symbole russe ou soviétique sont enlevés. Le 15 janvier, le parti présidentiel ainsi que le parti communiste promulguent une loi au parlement interdisant tout rassemblement publique à Kiev. Le lendemain, une loi anti-manifestation est votée. L’opposition appellera cette journée le “jeudi noir”, jour de la mort du parlement ukrainien, et où les droits et libertés ont été supprimés aux yeux de l’opposition. Le lendemain, plus de 200 000 personnes manifestent en réponse à ces lois.

img_0374Représentation des combats sur la place Maïdan.

Avec la promulgation de ces deux lois, la violence augmente inexorablement et les heurts entre les manifestants et la police sont quotidiens. Le 22 janvier les premières morts par balle sont retrouvés. L’occupation de la place Maïdan dure et toujours dans le froid et la violence. Le 18 février illustre parfaitement l’apogée des affrontements violents. Un ultimatum est lancé par le pouvoir en réponse à cette journée de violence, et le 19 février à 03 heures du matin, la police tente de déloger brutalement les manifestants qui répondent tout aussi violemment, cette bataille nocturne fera les manchettes des médias du monde entier.

En réponse à cette nuit, le lendemain (le 20) une opération antiterroriste est lancée. Elle autorise la police et l’armée à user de la force létale et donc de tirer à balle réelle ; des snipers se mettent en place et ouvrent le feu sur les manifestants. Cette journée fera 85 morts et plus de 600 blessés. Cependant, les armes et les tirs provenaient des deux camps, certains manifestants étaient armés dont des nationalistes d’extrême droite, comme « le secteur droit », très virulent et très présent sur la place Maïdan. Mais les armes sont aussi présentes du fait que d’anciens militaires ont rejoint les manifestants, ou que des armes aient été prises par les manifestants dans des casernes.

Certaines versions divergent : les manifestants disent que les policiers ont ouvert le feu en premier, d’autres montrent du doigt les manifestants, ou même le Kremlin ou la CIA. Mais aucune enquête ne trouve de réponses aux coupables.  Ce bain de sang a été un point de non-retour dans le conflit. Le lendemain, le gouvernement, l’opposition, les ministres des affaires étrangères allemand, polonais et français, ainsi qu’un représentant de la Russie, se réunissent pour trouver un accord de sortie de crise. Un accord signé par tout le monde – à l’exception du représentant de la Russie – programme des élections anticipées en Ukraine pour novembre (puis avancées à juin). Le président Ianoukovitch s’enfuit de Kiev, et le gouvernement d’intérim mené par le pro-Européen Oleksandr Valentynovytch Tourtchynov prend les rênes du gouvernement. Le soir même les combats se terminent, les manifestants ont fait fuir le pouvoir, et pour eux, la révolution de février 2014 est une réussite. Puis en juin, Petro Porochenko, homme d’affaires pro-européen et libéral, est élu au premier tour avec 54% des voix, proclamant une victoire du mouvement Euromaïdan. Cependant un nouveau conflit, ou du moins un nouveau volet du conflit émerge à l’est.

Depuis le début des manifestations, il y a des contre-manifestations, la plupart du temps organisées par le parti de Ianoukovitch, ou par le parti communiste. Toutes les grandes villes ont leurs contre-manifestations, cependant l’est du pays voit beaucoup plus de défilés avec des drapeaux russes qu’avec des drapeaux européens. Dès novembre 2013, les villes de Donetsk ou de Sébastopol sont témoins de larges rassemblements prorusses ou pro-Ianoukovitch. Tout au long du mouvement de l’Euromaidan les manifestations prorusses sont quasi-quotidiennes. Et quand le gouvernement d’intérim s’installe, la victoire de l’Euromaïdan ne passe pas dans ces régions, d’autant plus que le 23 février, le gouvernement d’intérim veut faire voter une loi qui ne reconnaîtra plus la langue russe comme officielle dans le pays : dans 13 des 25 régions (principalement celle où les russophones sont majoritaires). Ce projet de loi va conduire les russophones à sortir massivement dans la rue dans les régions où ils sont majoritaires. Et en réaction à cette loi, les premières forces d’autodéfense se forment dès le 24 février. Le 27 février alors que la Russie engage des manœuvres militaires à la frontière, par crainte, le président par intérim annule la loi.

L’annexion de la Crimée et la guerre du Donbass

En Crimée dès le 1er mars 2014, des soldats armés (lourdement) et sans insigne ni identification prennent le contrôle des aéroports, des casernes et de nombreux points névralgiques de la péninsule. Pour certains, ces soldats étaient russes, bien que le Kremlin le nie encore aujourd’hui. Le 3 mars 2014, des bâtiments gouvernementaux sont occupés à Donetsk. Le 11 mars le parlement de Crimée déclare son indépendance et organise un référendum le 16 du même mois qui a pour désir de rattacher la péninsule à la Russie. Le résultat du vote est sans appel, plus de 96% en faveur du rattachement de la Crimée à la fédération russe. Le référendum est très rapidement critiqué et accusé de fraude, surtout au niveau du taux de participation qui avait été annoncé à plus de 80%. Cependant, les avis divergent encore une fois sur cette question : certains dénoncent des irrégularités, comme le fait que les observateurs de l’ONU ou de l’OSCE aient été refoulés à l’entrée des bureaux de vote. D’autres, telles que l’agence de sondage américaine Gallup, montre que 82,8% des Criméens jugent que le résultat du vote reflète ce que le peuple de la péninsule pense. La Crimée devient donc dès le lendemain du référendum, un sujet de la Fédération de Russie. Depuis, la Crimée n’est plus ukrainienne mais russe.

img_0366Aux couleurs du drapeau ukrainien (bleu et jaune) : l’Ukraine. En rouge les régions séparatistes du Donbas et aux couleurs de la Russie (blanc bleu rouge) : la Crimée.

Le conflit est plus diplomatique que militaire en Crimée : l’annexion se fait sans combat. Les combats, eux, se déroulent à Donetsk ou à Lougansk, dans l’est continental du pays. Dès avril 2014, alors que la place Maïdan se vidait pour cause de victoire, les manifestations anti-maïdan étaient quotidiennes. Ces dernières occupent les bâtiments administratifs de nombreuses villes des parties russophones du pays. Très vite, elles se transformèrent en insurrection dans les villes de Donetsk et de Lougansk, avec des mouvements séparatistes ouvertement prorusses qui déclarent leur indépendance vis-à-vis de Kiev (respectivement le 7 avril et le 11 mai). La guerre éclate, et le conflit s’installe dans la région. Dès avril les forces de ces Républiques populaires s’arment et prennent le contrôle de la région. Les séparatistes prorusses sont lourdement armés, et les policiers locaux sont très rapidement dépassés ce qui permet aux séparatistes de s’installer dans la région pour longtemps.

Depuis 2014, plusieurs offensives sont lancées que ce soit par le gouvernement d’intérim ou par le président Porochenko. Les séparatistes lancent eux aussi de nombreuses offensives. La guerre prend la forme d’un conflit de position, où les batailles se font rares. Le conflit se fait principalement via des tirs d’artillerie interposés, des mouvements de chars d’assaut et des tirs de snipers. En plus de 4 années de conflit, les lignes des deux camps ont tout de même changé au grè des diverses offensives de l’ensemble des protagonistes. On compte d’ailleurs parmi leurs rangs diverses factions : d’un côté les forces loyalistes avec l’armée ukrainienne et la police d’état appuyée par Kiev mais aussi certains gouvernements de l’OTAN, des factions d’extrême droite ultra nationalistes telle que celles du « secteur droit » mais aussi, selon certaines sources, des milices polonaises qui n’ont jamais été reconnues par l’état polonais ou ukrainien. On trouve aussi des mercenaires américains de la firme Academi (anciennement Blackwater), présents avec les loyalistes au début du conflit.

De l’autre côté des lignes, les séparatistes prorusses sont eux aussi composés de diverses factions, celles des séparatistes qui se présentent comme les forces légitimes des Républiques populaires. À leurs côtés des bataillons séparatistes indépendant sont aussi présents: tel que le bataillon Vostok ou le bataillon fantôme. Mais aussi des volontaires serbes et les Kadyrovtsys : des militaires tchétchènes proches de la garde rapprochée du président Kadyrov. Cependant concernant la présence de ces deux dernières factions, aucune ONG ou organisation ne parvient à la démontrer, on parle donc de soupçons. En plus de ces factions prorusses, il y a aussi de lourds soupçons concernant la présence de russes que ce soit au travers de volontaires russes venant défendre leur confrères russophones ou des soldats appartenant aux forces armées de la Fédération de Russie. Selon certaines ONG russes de défense des droits de l’homme nommé : « les mères des soldats russes », il y aurait en 2014 jusqu’à 15 000 soldats russes.

Le Kremlin ne reconnaîtra pas la présence de ces soldats, bien que l’OTAN le confirme, ainsi qu’une commission de l’ONU qui émet de très forts soupçons. Cependant Moscou a été forcé de reconnaitre cette présence quand deux soldats ont été capturés, mais leur argumentaire fut très simple : les soldats avaient passé la frontière « par accident ». Seulement pour de nombreux experts, le soutien logistique via l’organisation ou l’acheminement d’armes de la part de la Russie vers les séparatistes ne fait aucun doute.

Les différentes parties, ainsi que nombre de pays occidentaux ou orientaux, ont voulu mettre fin au conflit qui perdure. Un premier accord avait été signé en septembre 2014 entre les séparatistes, la Russie et l’Ukraine. Cependant le conflit reprit de plus belle très rapidement. Ainsi sous l’organisation de l’OSCE, avec la France l’Allemagne, la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine, un deuxième accord est signé en février 2015. Depuis ce cessez-le-feu a été violé maintes fois. Les deux parties s’entre accusent quant aux violations de ces cessez-le-feu depuis leur signature.

img_0365Région de Donetsk et de Lougansk.

Les lignes n’ont pas drastiquement bougé depuis 2015, l’état ukrainien reconquiert du territoire qui est repris ensuite par les séparatistes et vice-versa. Ce va-et-vient des différentes factions dans les villages proches de la ligne de front est ponctionné par des tirs d’artillerie et des bombardements, sans pour autant faire des victimes tous les jours. Le statu quo est donc fragile et peut céder à tout moment comme l’a montré le retour des combats en août 2018 pendant quelques jours. Cependant pourquoi un tel conflit ?

Les raisons du conflit

Les raisons sont nombreuses, très nombreuses. Premièrement et le plus simplement, certains parleront du désir expansionniste du régime moscovite. Que ce soit pour le contrôle de la Crimée avec son port stratégique de Sébastopol, ou pour les désirs et la nostalgie de la grande Russie des Tsars. Mais une des raisons principales de ce conflit est due à la segmentation du pays en deux camps : ceux qui souhaitent regarder vers la Russie, opposé à ceux qui rêvent d’une Ukraine européenne. Les diverses élections précédentes (comme celle de 2004) le montraient, avec les régions proches de la frontière russe qui ont voté pour les candidats prorusses tel que Ianoukovitch versus les populations plus à l’ouest du pays qui ont voté plus pour le camp opposé et pro européen.

Au travers de ce facteur, un fait probant est indéniable : ce constat est aussi culturel ou plutôt linguistique. Car les régions à majorité russophone ont voté pour le camp pro russe, d’autant plus que les régions les plus russophones sont la Crimée ainsi que les régions où se trouvent les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Au contraire, les populations majoritairement ukrainophones étaient partisanes de la révolution orange, de l’euromaïdan. Et ce facteur est perceptible parfaitement au travers de cette carte ressemblant étrangement à la précédente.

img_0328Part de la population parlant le russe en Ukraine : Plus la région est russophone plus le rouge est prononcé, et moins la région l’est, plus le bleu est prononcé.

Aujourd’hui et selon certaines ONG ou experts, de nombreux soldats russes seraient encore présents dans la zone. Les combats sont toujours d’actualité, comme l’a montré le mois d’août 2018 avec une recrudescence autour d’une ligne de front toujours gelée. Selon la commission des droits de l’homme de l’ONU, les victimes auraient dépassé le nombre de 10 000, dont plus de 2 700 civils. Les experts militaires parlent maintenant de conflit à faible intensité, cependant ce conflit demeure aux portes de l’Europe et à la croisée des influences russes versus celles des pays occidentaux. D’autant plus que le conflit est aujourd’hui sorti des radars médiatiques et donc les négociations sont au point mort. Bien que ce conflit soit complexe, le problème demeure entier, les Républiques populaires contrôlent toujours une grande partie du Donbass aux dépens de Kiev qui se voit impuissant face aux soldats proches de Moscou. Et les populations civiles sont bloqués entre les deux feux, d’autant plus que selon l’ONU, si le nombre de morts augmente lentement, le ratio de civils dans les victimes du conflit a quant à lui augmenté en 2017, sans pour autant qu’aucune sortie du conflit ne soit perceptible à l’horizon.

Jules André

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